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Lundi 9 mai 2005

Dans les articles précédents, je mentionnais que les bases du bonheur, ou de la vie heureuse, se situaient dans les rapports que nous avons avec les autres (amour, famille, amis, connaissances, collègues de travail, supérieurs hiérarchiques, inconnus, personnages médiatiques, etc..). Je précisais qu’il fallait avant tout mieux se connaître et se comprendre pour avoir des relations plus harmonieuses avec les autres. Enfin, je donnais un moyen de découvrir son Moi profond afin de mesurer les écarts entre ce que nous sommes réellement (au fond de nous) et ce que nous sommes devenus (personnalité) au fil des années.

Cette différence entre le Moi profond et ce que nous sommes devenus est une source d’inconfort, de mal être, et il est important de la comprendre. Vous aurez aussi compris que plus la différence est grande entre le Moi et la personnalité plus la zone d’inconfort est grande et plus nous souffrons.

Dans ce cas, la souffrance est une émotion, un sentiment. Mais pourquoi persister dans la souffrance me direz-vous ? Si nous persistons alors que nous souffrons c’est que notre raison (notre intelligence) a pris le relais de nos émotions et qu’elle nous pousse à endurer notre souffrance émotionnelle. Notre raison se substitue à notre émotion en la rejetant au profit d’un bénéfice apparent. Par exemple, nous continuons à faire telles tâches dans tel emploi, malgré notre inconfort (souffrance), car cet emploi nous permet de gagner un salaire. Un autre exemple consiste à poser tel geste qui nous déplaît en échange de l’amour de l’autre parce que la souffrance serait plus grande si nous étions seul.

Notre raison échange de la souffrance pour de l’argent ou de l’amour ou toute autre compensation (reconnaissance, fierté, savoir, etc...) sans doute parce que grâce aux informations qu’elle a enregistré au fil des ans (notre expérience, notre vécu, notre culture, nos relations) elle en conclût que sans argent, sans amour ou toute autre compensation notre souffrance sera encore plus grande.

Le problème est que si nous persistons dans ces zones d’inconfort (et donc de souffrance) en anticipant (imaginant, prévoyant) des zones d’inconfort plus grandes, notre souffrance réelle va finir par être telle qu’elle prendra le dessus sur notre fonctionnement cérébral au point d'entraîner des dysfontions (problèmes de mémoire, de capacité de raisonnement, d’anxiété,…). Persister dans cette voie entraîne dépression et burn out.

Refouler ses émotions en persistant dans des zones d’inconfort finiront par nous hanter jusque dans nos rêves où notre inconscient saura nous faire les signes nécessaires à notre survie. Les rêves sont un bon signe du niveau de souffrance que vous vivez car ils émanent de votre inconscient, c’est donc uniquement ce qui est profond qui rejaillit la nuit pendant votre sommeil, la raison ne peut pas intervenir. Ainsi si vous souffrez ou voyez beaucoup de souffrances dans vos rêves ne persistez plus ainsi dans votre quotidien, coupez ce qui vous fait souffrir.

L’émotion est un feu qui, refoulée, vous brûle l’intérieur et finit par brûler votre esprit. Voici deux citations intéressantes à ce sujet. "  La cœur a ses raisons que la raison ignore " et "  Persister tant que ca ne fait pas assez mal conduit à des erreurs ".

Persister à souffrir en pensant que de couper l’origine de cette souffrance nous conduira à des souffrances bien plus grandes revient à croire en nos capacités de voyance et de prédiction de l’avenir.  Si vous faites assez confiance en vos talents de " medium " persistez dans cette voie mais alors oubliez vos souffrances actuelles et ne vous plaignez plus, soyez simplement heureux de na pas vivre plus souffrant. Si vous ne pensez pas pouvoir prédire l’avenir, alors limiter vos souffrances et ce sera le début du bonheur.

Comment pouvez-vous prétendre au bonheur, si vous n’avez pas commencé par faire la paix avec vous même ? Si vous êtes en état de guerre intérieure, parce que vous dénigrez vos souffrances, il est clair que vous ne serez jamais dans le bien être (analysez ce mot : " bien être " = être bien avec soi-même). Comment pouvez-vous avoir des relations harmonieuses avec les autres si vous n’êtes pas en harmonie avec vous-même, si vous vous faites la guerre quotidiennement en acceptant de faire ce qui est différent de vous ?

Je vous conseille d’aller voir les quelques liens qui figurent ci-contre. Je tenterai, dans les semaines à venir, d’ajouter d’autres liens pertinents. En attendant, bonnes réflexions…

Gary

Par Gauleau - Publié dans : www.vivreheureux
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